17/01/2017

Le changement, c’est tout le temps.

Déjà presque neuf ans que Rock’N’Balls vous propose de découvrir les nouveautés en terme de metal et hard rock divers. Et en neuf années, il s’en est passé des choses ! Notre site web a beaucoup évolué, notre équipe de rédaction a connu des hauts et des bas, mais le noyau dur a toujours survécu, et même si l’année passée nous avons dû dire au revoir à notre ami Corvus qui s’en est allé vers d’autres projets qui l’empêchaient de s’adonner à sa passion pour l’écriture, nous lui serons toujours reconnaissant pour son excellent travail durant toutes ces années. Bonne route, l’ami !

Ces dernières années, l’industrie musicale a énormément évolué. Nous avons vu les investissements des maisons de disques chuter totalement, les petits labels (et même des beaucoup plus importants aussi) se faire avaler par les grosses majors, le digital prendre le pas sur le physique, et les concerts live devenir le vrai gagne-pain des groupes et artistes, loin devant les ventes d’albums. Tous ces changements ont évidemment aussi des répercussions sur notre travail de journalistes / rédacteurs, car si les maisons de disques investissent de moins en moins, elles font aussi de moins en moins confiance aux médias qui n’ont pas « pignon sur rue », préférant largement donner l’avantage aux quelques magazines papiers spécialisés qui tentent tant bien que mal de survivre, ou aux journaux tous publics. Le jour où les patrons de labels et les organisateurs comprendront que les webzines font aujourd’hui bien plus de vues que les magazines papier, et cela également sur une échelle géographique bien plus grande, le monde du magazine en ligne aura fait un énorme pas ! Mais ce n’est à mon avis pas demain la veille, et en attendant, les promos nous arrivent de moins en moins souvent dans les temps, ce qui ne nous aide pas vraiment à vous fournir un travail optimal.

Comme expliqué précédemment, notre équipe a récemment connu des départs, et le manque de main d’œuvre joue beaucoup sur la qualité proposé par Rock’N’Balls. Nous sommes donc toujours, presque constamment, à la recherche de rédacteurs intéressés à nous rejoindre et à s’investir sur une base régulière au sein du webzine, que ce soit pour de la rédaction de chroniques et/ou d’interviews, de live reports, ou pour la gestion des actualités. N’hésitez donc pas à prendre contact avec nous si l’aventure vous tente ! Nous ne gagnons pas d’argent sous forme de billets de banque à faire ce job, mais les avantages divers sont toutefois intéressants.

Sachez enfin que même si par moment nous publions moins de contenu, car Rock’N’Balls n’est jamais qu’une passion, qui parfois doit laisser la place au travail qui paie nos salaires et nourrit nos familles, nous serons toujours présents pour essayer de vous offrir un contenu de qualité, car la musique est le moteur qui nous fait avancer, et ça, ça ne changera jamais ! METAL NEVER DIES.

 (SPONGE)



14/07/2016

Metal vs. Politique

Quel est le rôle du musicien ? Vaste question s’il en est. La musique peut avoir deux utilités : interroger le monde et faire réfléchir ou juste divertir et donner du plaisir. Lorsqu’un groupe ou un musicien va questionner ou contester, il le fera via son ressenti et sa propre interprétation du monde ou d’une situation. Dans le cas concret de la politique, un musicien doit-il prendre position ? Pour certains, la réponse est oui car l’artiste est censé être totalement libre, détaché et doit regarder au-delà des limites perçues par une société aveuglée. C’est le choix de Machine Head qui vient de sortir un nouveau single intitulé « Is There Anybody Out There? ». Robb Flynn a confirmé que ce titre avait été écrit partiellement à cause du geste insensé de Philip Anselmo (l’incident du « white power ») en janvier. Machine Head s’est posé la question de savoir s’ils devaient avoir des paroles à propos d’un sujet aussi sensible. Finalement, vu la situation politique actuelle aux States, Flynn dit qu’il était plus important que jamais de dénoncer ce genre d’attitudes. Certains musiciens comme Gene Simmons (Kiss) ou Alice Cooper pensent que les rock stars ne devraient pas s’occuper de politique ni annoncer pour qui ils voteront parce que cela peut influencer aussi le vote des fans. Comme vous pourrez le lire dans la carte blanche, ces deux-là ne se privent pourtant pas de donner leur avis et soutenir un candidat à la présidentielle américaine. Jamais avare d’une déclaration, ce désespérant Phil Anselmo préfère maintenant garder sa langue et ses mains dans les poches. Comme tout personnage "public", ses faits et gestes sont épiés, écoutés voire imités. C’est là que bien malgré eux les artistes ont un rôle à jouer. La position politique d’un artiste n’est qu’un avis parmi d’autres mais c’est un avis déterminant car il a une influence sur l’opinion des fans. Faire un petit tour des opinions politiques des musiciens métal américains sur les prochaines élections US était donc un exercice intéressant auquel on s’est livré dans la carte blanche inédite à lire sur Rock'N'Balls. Qu’ils soutiennent tel ou tel candidat, qu’ils prennent position ou pas, leur simple avis prouve que la musique est aussi un bon moyen pédagogique pour ouvrir les oreilles et les yeux, tout en donnant du plaisir.

 (VANARKH)



05/12/2015

METAL = LIBERTÉ

Qui ne s’est pas dit « j’aurais pu être à ce concert » ? On sait que les Eagles of Death Metal ne font pas du métal mais ces deux mots familiers « Death Metal » ont forcément interpelé la communauté métal. Quand on pense que des membres de Deftones étaient au Bataclan au début du show, quelques minutes avant le carnage, et qu’ils devaient y jouer les 14, 15 et 16 novembre, on se sent directement impliqué et touché au cœur de ce qui nous fait vibrer. Depuis lors, qui n’a pas vérifié où étaient les sorties de secours en entrant dans une salle de concert ? Qu’on le veuille ou non, on ne peut même plus feindre d’ignorer ces lâches qui ne méritent pourtant que l’indifférence la plus totale. Alors, affrontons-les là où ils ne peuvent lutter : dans les salles de concert. Même si le métal peut être brutal et méchant, l’agressivité n’est qu’un exutoire verbal et artistique. La violence n’est jamais physique. Ça, c’est l’œuvre des faibles. Un concert rock ou métal est sans doute l’endroit le plus cool et fraternel qui soit. Alors s’ils espèrent nous y faire renoncer, good fucking luck !

Dans tout le déballage médiatique qui a suivi, on a aussi appris que le heavy metal est l’une des cibles de ces crânes de merde, chiens de dieu. Cette musique est synonyme de liberté, d’insoumission, de contestation, d’irrévérence, de blasphème, d’audace ou tout simplement de plaisir. Tout ce qu’ils exècrent ou qu’ils sont trop débiles pour créer. Écouter du metal en buvant des chopes devient un acte de résistance. Confortable consolation occidentale. C’est en Syrie que le métal est un véritable acte de rébellion. Car oui, le métal existe aussi en Syrie. Ou existait. Depuis 2011, Monzer Darwish filmait le quotidien de la communauté métal en Syrie en temps de guerre. La débrouille, la clandestinité, les guitares face aux bombes, la passion au-delà des risques d’être tué n’ont pas suffi et il a fini par quitter son pays en ruine. Le métalleux rebelle est devenu un réfugié bien malgré lui. Il veut maintenant terminer son film. Ce serait une façon de montrer au monde l’incroyable sentiment d’appartenance que peut créer le métal et qu’une passion ou l’art en général est quelque chose d’universel gommant toutes les différences. Alors plus que jamais, poussons nos enceintes à fond, sortons les guitares, martelons les fûts et gueulons dans les micros. Pour lutter ou tout simplement parce que ça fait du bien et qu’on aime ça !

Lien : http://www.syrianmetaliswar.com/
Lien : https://www.youtube.com/watch?v=CXJRfj5TSKM (VANARKH)



27/04/2015

Réveille-toi, Jørn !

Jørn Lande est sans doute un homme heureux. Wikipédia nous apprend que le chanteur norvégien a vendu plus de 7 millions de disques à travers le monde, de quoi satisfaire tout musicien vivant de sa musique. Du côté de l’auditeur, impossible pourtant de se satisfaire de cette réussite commerciale. A l’heure de découvrir sa dernière œuvre, l’étonnant projet conceptuel Dracula - Swing of Death, le vocaliste rappelle en effet à notre bon souvenir le talent vocal inouï dont la nature l’a béni. Une voix chaude, tour à tour délicate ou rugissante, mais toujours organique et chargée d’émotion. Une émotion partagée, que l’on ressent souvent à l’écoute de Dracula, et qui nous rappelle immédiatement les deux autres pièces maîtresses du Norvégien, The Devil’s Hall of Fame de Beyond Twilight et Burn the Sun de Ark (si vous n’avez jamais écouté ces disques, ruez-vous dessus !). Deux groupes qui ont disparu ou sont tombés dans l’oubli après le départ de Lande. Logique : il est impossible de remplacer un tel chanteur !

Des formations comme Ark et Beyond Twilight représentent l’environnement stimulant dans lequel Lande aurait dû s’épanouir pendant toute sa carrière, le seul à même de le sublimer. Au lieu de cela, et pour des raisons qui lui appartiennent, le Norvégien s’est lancé dans diverses aventures désespérément classiques pour un talent comme le sien, entre un passage chez Masterplan, un projet sympa mais consensuel l’associant à une autre pointure, Russell Allen, et une carrière solo perdant chaque année en ambition. Il y a deux ou trois ans, j’ai assisté justement à un concert de Jørn, et n’ai pu m’empêcher de ressentir un pincement au cœur en constatant la faible affluence du soir. Ce fils spirituel de David Coverdale et Ronnie James Dio méritait vraiment une autre trajectoire… Mais peut-être n’est-il pas encore trop tard ? Alors, réveille-toi Jørn, prends la place que tu mérites dans cette scène !

Lien : www.jornlande.com

 (MASTEMA)



17/01/2015

GHB : Alsace représente !

Imaginer comment l'idée d'un nouveau groupe a pu germer dans l'esprit de ses créateurs peut être un processus intéressant. Ou pas. Dans le cas de la formation alsacienne GHB (on aime déjà beaucoup le nom...), on peut clairement penser que l'association de plusieurs styles musicaux porteurs fut à la source de ce concept : le charisme et la prestance d'un Kyo, le niveau littéraire indiscutable d'un Booba des grands jours, et l'ajout d'une pseudo-Candice (Eths) version hard discount, le tout enrobé dans une piste musicale aussi tripante qu'une reprise de Zaz par les Enfoirés un soir d'hiver... voilà ce que propose le clip vidéo de "Plaire à tout le monde", le titre tiré du premier EP du groupe français, intitulé Amen, qui a vu le jour en novembre 2014 !

« On est nos meilleurs potes comme les godes et les vagins ! »

Difficile de ne pas apprécier ce genre de punchline pleine de clâsse et de saveur ! GHB, c'est du rap-rock couillu, plein de poils (dommage, Mademoiselle), mais sans neurones, à part peut-être ceux qui gèrent l'anus, indispensable pour accoucher d'un tel étron. On se demandera quand même ce qui a bien pu passer par la tête des Alsaciens pour croire en un tel projet absolument dénué d'intérêt ! Dans le cas présent , deux théories possibles : soit le groupe ne se prend vraiment pas au sérieux, arrivant au mieux à pondre un disque digne d'un mauvais Fatal Bazooka, et l'on espère que personne ne sera assez con pour l'acheter, soit le but est clairement de choquer pour faire le buzz, et dans ce cas on priera pour que ce projet se casse la gueule au plus vite, histoire de laisser à ses auteurs un espoir de reconversion dans la vie active.

Une note : INUTILE.

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=G7F-tkKm8eA

 (SPONGE)



 
+ DE LIVE REPORTS

16-06-2016
  TREMONTI + MAN THE MIGHTY + CROBOT
Theater (Heerlen, NL)

30-05-2016
  KORN / BEYOND THE BLACK
Ancienne Belgique (Bruxelles, BE)

20-02-2016
  SYMPHONY X / MYRATH / MELTED SPACE
Biebob (Vosselaar, BE)

14-02-2016
  DAGOBA / LIGHTMARE
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30-12-2015
  MONARCH / BIRUSHANAH / ORNA
Magasin 4 (Bruxelles, BE)

17-11-2015
  SLAYER / ANTHRAX / KVELERTAK
Ancienne Belgique (Bruxelles, BE)

11-11-2015
  VREID / KEEP OF KALESSIN
Kultur Fabrik (Esch-sur-Alzette, LU)