Death'n'roll forever !
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Rock'N'Balls Interview
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"Death'n'roll forever !"

Entretien avec Johannes Eckerström (chant)
Interview, traduction et édition par Sponge
Photos live par www.festivalphoto.se

 
Avec douze ans de carrière et maintenant quatre albums à leur actif, on peut dire que les Suédois d'Avatar ne sont plus de jeunes puceaux du death metal ! Toutefois, le groupe nous revient en 2012 avec une nouvelle plaque carrément différente du death mélodique qu'ils avaient eu l'habitude de nous proposer, puisque Black Waltz se veut carrément influencé par le rock'n'roll et d'autres styles groovy, heavy, etc... Nul doute que si vous jettez un rapide coup d'oeil sur YouTube à leur premier clip vidéo pour la chanson du même nom, vous aurez comme moi l'envie irrépressible de découvrir ce nouvel album très coloré, ouvert et carrément plus qu'ecclectique, à la production finement ciselée et au design frôlant la perfection. Le clownesque frontman de la formation suédoise a accepté de répondre à nos questions pour nous en apprendre un peu plus sur ce nouvel opus.

Sponge (Rock'N'Balls): Tout d'abord, pourrais-tu présenter Avatar aux gens qui ne vous connaîtraient pas encore, ou à ceux qui, comme moi, ne vous connaissaient pas avant ce nouvel album ?

Johannes: Avatar est composé de cinq gentlemen qui ont grandi ensemble en faisant du metal. Nous nous sommes trouvé des atômes crochus dans la musique extrême, et très tôt nous avons composé une musique entre le mélodique et le death metal technique. Après avoir repoussé nos limites avec deux démos et deux albums complets, nous avons décidé d'incorporer du rock'n'roll dans ce que nous faisions. Ca a pas mal rebooté le groupe. Nous sommes donc de retour avec notre quatrième dique, nous faison toujours du metal, mais avec plus de groove et une liberté artistique apparue depuis le troisième album.

Sponge: Quel a été votre parcours musical depuis 2011 quand vous avez formé le groupe ? Est-ce que ça a été difficile pour vous de connaître le succès, d'aider votre musique à être connue du public ?

Johannes: Comme je le disais, nous avons pas mal évolué, mais c'est clair que c'est difficile de faire partie d'un vrai groupe. C'est beaucoup de plaisir aussi, bien sûr, mais c'est toujours difficile de se sentir heureux à propos de tout. Tu peux toujours faire mieux que la veille, tu peux toujours composer de meilleurs riffs, boire plus de bière et botter plus de culs. Il y a toujours de plus grands publics pour qui jouer, et plus d'effets spéciaux à incorporer. Mais c'est quand même difficile de mesurer le succès si, comme nous, tu ne cherches pas forcément à gagner ta vie avec ça. Dans un sens, je pense que nous avons réussi par mal de choses qui font de notre carrière un petit succès, oui. Tous les concerts que nous avons donnés, petits ou grands, la vision que nous avons mise en place, le fait que nous soyons toujours là à faire des albums sans cesse meilleurs. Tout ça me fait me sentir comme le roi du monde. Mais il n'empêche qu'Avatar est toujours resté un groupe plutôt « local », même si nous avons eu la chance de jouer avec des gros noms de temps en temps. Je ressens quelques changements se préparer avec la sortie de ce nouvel album aux Etats-Unis, les gens qui bossent dessus là-bas sont bien motivés et le spectacle promet d'être intéressant.

Sponge: Alors qu'Avatar existe en tant que groupe depuis douze ans maintenant, avez-vous déjà pensé à assigner James Cameron en justice pour avoir volé ce joli nom pour son film ?! LOL

Johannes: Nous espérions qu'il nous poursuive pour qu'on puisse changer notre nom en Terminator 2 ou Aliens. Je pense que John [note: Alfredsson, batterie] a essayé de contact quelqu'un à Hollywood pour leur vendre notre nom de domaine avatar.net, histoire de faire un peu de pognon, mais ça n'a jamais fonctionné, malheuresement.

Sponge: Vous avez donc récemment signé un premier contrat aux Etats-Unis pour la sortie de ce nouvel album. Est-ce que ça a quelque chose à voir avec Sony Music ? Peux-tu nous en dire un peu plus à ce propos ?

Johannes: Non, rien à voir avec Sony. Eone Records mettra notre album sur le marché là-bas. C'est une sorte de contrat de licence, et ça nous semble épique à première vue. C'est génial de bosser avec eux.

Avatar

Sponge: Beaucoup de sites web vous ont collé l'étiquette « melodic death metal », mais ce nouvel album qui s'intitule Black Waltz contient effectivement beaucoup d'autres influences, rock'n'roll ou alternatives. Comment expliques-tu cela ? Avez-vous récemment changé de vision par rapprot à votre propre musique ?

Johannes: Encore une fois, nos racines en tant que métalleux viennent du death metal technique et aussi mélodique, mais le temps est venu pour nous de bouger et de changer tout ça. Personnellement, en tant que fan de death metal, je ne nous vois pas vraiment comme un groupe de death. Nous nous trouvons au milieu d'un triangle formé par le metal extrême, le rock'n'roll et l'avant-garde. C'est en tout cas la meilleure description que je puisse te donner.


« Personnellement, en tant que fan de death metal, je ne nous vois pas vraiment comme un groupe de death. Nous nous trouvons au milieu d'un triangle formé par le metal extrême, le rock'n'roll et l'avant-garde. » (Johannes Eckerström)

Sponge: A propos de ce nouveau disque, pourquoi avez-vous choisi de l'intituler Black Waltz ?

Johannes: Ca s'est passé durant la post-production, quand nous travaillions sur le visuel. Nous avons trouvé tout ce truc du « méchant clown, cirque metal ». Black Waltz nous semblait être un bon titre pour un album qui abordent des thèmes psychologiques et sombres.

Sponge: La production de cet album est vraiment géniale, ça ne sonne comme rien d'autre que j'ai entendu ces derniers mois (ou peut-être années...). Avec quel producteur avez-vous travaillé ? Et saviez-vous comment vous vouliez que ce disque sonne quand vous avez composé ces chansons ?

Johannes: Notre processus d'écriture est assez organique, dans le sens où nous laissons toutes les directions ouvertes dès le départ. Je pense que c'est à la moitié de ce processus que le producteur Tobias Lindell fût introduit à ces nouveaux morceaux, et que nous avons trouvé une voie au niveau du son, où l'industrie rencontre l'organique sur Jupiter, alors que le soleil s'effondre et que Satan dégueule des arcs-en-ciel.

Sponge: Votre album précédent, qui contenait le single « Queen of Blades », sonnait beaucoup classique dans le genre death metal mélodique. Comment expliques-tu cette qualité de composition sur cette toute nouvelle plaque, et aussi cette énorme évolution dans votre musique ?

Johannes: SI vous écoutez nos deux premiers album, je pense que vous serez d'accord pour dire qu'ils contiennent certainement nos plus purs exemples de death metal mélodique. Pour le troisième, on a incorporé à notre musique beaucoup de heavy metal classique et de rock'n'roll. Sur ce nouveau disque, les éléments heavy metal ont disparu dans le background, mais on a continué à développer la simplicité qui faisait partie de ces éléments. Le fait d'écrire des chansons avec des structures plus simples a finalement enrichi ces morceaux, et cela nous donne beaucoup plus de libertés de jouer avec notre musique.

Sponge: Sur Black Waltz, il y a quelques chansons très spéciales. Par exemple, « Torn Apart » est très groovy et mélodique, vraiment rien à voir avec du death metal... il y a même des touches d'électro sur cette piste ! D'où tirez-vous votre inspiration pour des chansons comme celle-là ?

Johannes: Si tu écoutes attentivement, tu verras que tout l'album est rempli de couches électro et de trucs dans le genre. Pour moi, « Torn Apart » c'est un peu Rammstein qui prendrait des acides avec Pink Floyd et se lanceraient des tronçonneuses imaginaires à la gueule. C'est aussi une bonne manière d'expliquer son processus d'écriture, en fait. Le riff principal était à la base emprisonné dans un arrangement beaucoup plus complexe, mais nous nous sommes rendu compte qu'en enlevant beaucoup de grosse caisse et de vitesse, ça sonnait de mieux en mieux. Une fois cette réflexion faite, nous n'avions plus qu'à laisser cette chanson devenir ce dont nous avions besoin.

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Sponge: Un autre morceau qui s'intitule « Let It Burn » donne l'impression que vous avez écouté du stoner et du rock'n'roll en boucle avant de l'écrire ! Comment expliques-tu que ce nouveau disque soit si ecclectique, et à la fois aussi compact ?

Johannes: Parce que nous sommes de petits enculés prétentieux qui savent encore comment gagner un concours de boisson. Les stoners écoutent Black Sabbath. Je pense que c'est le lien ici. Le rock'n'roll est toujours présent dans ce morceau, mais encore une fois, ce riff faisait partie d'un morceau beaucoup plus complexe avant que nous en soyons blasés et que nous changions tout.


« C'est à la moitié du processus d'écriture que le producteur Tobias Lindell fût introduit à ces nouveaux morceaux, et que nous avons trouvé une voie au niveau du son, où l'industrie rencontre l'organique sur Jupiter, alors que le soleil s'effondre et que Satan dégueule des arcs-en-ciel. » (Johannes Eckerström)

Sponge: Comment penses-tu qu'Avatar est considéré par la scène metal suédoiese, et même par la scène internationale ? Parce qu'avec ce nouvel album, vous prenez le risque de vous éloigner de tous les autres groupes, et de ne plus être du tout étiquette comme un « vrai » groupe de death metal... tu ne crois pas ?

Johannes: J'écoute beaucoup de nouveaux groupes de death metal old school, alors pourquoi voudrais-je en faire partie moi-même ? Tous ces styles étiquettés « nouveaux » ou « old school » ont été révolutionnaires, frais et excitants à un moment de leur existence, et c'est ce qu'il y a de mieux dans leur musique, selon moi.

Sponge: Quand on lit la biographie du groupe et de ses membres sur votre site officiel, on y trouve nombre de références aux mondes fantastiques, basées sur des pensées négatives et apocalyptiques. Est-ce là votre vision commune dans Avatar de penser qu'il n'y a plus rien à faire pour sauver ce monde ?

Johannes: Y a-t-il jamais eu quelque chose à faire pour sauver ce monde ? Tu te fabriques ta propre réponse en étant ici-bas, en créant ton propre code éthique et ta propre morale. Tu crées ton propre avatar.

Sponge: Vous avez récemment publié un premier clip vidéo pour illustrer la chanson « Black Waltz » et honnêtement, cette vidéo pourrait gagner de nombreux prix ! Avec quel réalisateur avez-vous travaillé, et comment avez-vous trouvé toutes ces idées assez dingues, comme le magicien avec la perceuse et le préservatif ?

Johannes: Ce sont tous de joyeux accidents. Le réalisateur et photographe s'appelle Johan Carlén et avait d'abord été engagé pour faire la photo de la pochette de l'album. Nous avons développé plusieurs concepts avec lui, et l'un de ceux-ci nécessitait que je sois nu au milieu d'un lac en flammes, nous avons donc du trouver un pyrotechnicien assez fou pour accepter de faire partie de ce projet. Ce gars était en fait Bryce Graves of Hellzapoppin'. A ce moment-là, nous nous sommes retrouvé assis à boire avec un photographe génial, une chiée d'artistes de cirque, et une chanson intitulée « Black Waltz ». La suite a coulé de source...

Sponge: Que signifie ton nouveau maquillage sur le pochette d'album et dans le clip de cette chanson ? Je ne pense pas que tu te sois jamais grimé auparavant, alors pourquoi ce choix ?

Johannes: J'utilisais un peu d'eye-liner avant mais oui, c'est différent cette fois-ci, c'est sûr. Au départ, c'était prévu juste pour le clip, mais finalement ce maquillage avait plus de sens que n'importe quoi d'autre dans l'univers, donc je l'ai gardé. Ce maquillage montre définitivement l'assurance d'Avatar au jour d'aujourd'hui.

Sponge: Pour l'instant, on ne peut trouver aucune date de tournée prévue sur votre site officiel ! Prévoyez-vous de promouvoir ce nouvel album en Europe dans les prochaines semaines ou les prochains mois ? Et viendrez-vous chez nous, en Belgique ?

Johannes: Nous n'avons aucune distribution en Europe pour le moment, ce qui pue gravement. Mais j'espère que ce sera réglé très prochainement, car ce continent me manque.

Avatar

Sponge: Question rituelle sur Rock'N'Balls : quel serait ton Top 3 des meilleurs albums de metal de tous les temps, et pourquoi ?

Johannes: Une liste de trois seulement, c'est vraiment trop court, je te donnerai donc une petite liste basée sur mes influences personnelles : Keeper of the Seven Keys pt 2 de Helloween, Sabbath Bloody Sabbath de Black Sabbath, et The Haunted Made Me Do It de The Haunted.


« Y a-t-il jamais eu quelque chose à faire pour sauver ce monde ? Tu te fabriques ta propre réponse en étant ici-bas, en créant ton propre code éthique et ta propre morale. Tu crées ton propre avatar. » (Johannes Eckerström)

Sponge: Eh bien merci beaucoup pour cette interview, Johannes ! As-tu un dernier mot pour vos fans et nos lecteurs ici en Belgique et partout ailleurs ?

Johannes: Nous n'avons pas joué assez en Belgique, mais je peux dire honnêtement que certains de mes concerts les plus mémorables se sont déroulés chez vous ! Je suis très impatient d'y revenir. A bientôt !








Lire la version française

"Death'n'roll forever !"

Conversation with Johannes Eckerström (vocals)
Interview and editing by Sponge
Live pictures by www.festivalphoto.se

 
With twelve years of career and now for records in their pocket, the Swedish guys of Avatar are clearly not some young death metal virgins ! However the band is coming back in 2012 with a new album which is straight out different from the melodic death metal they've offered us before, as Black Waltz is influenced not less than by rock'n'roll and others groovy, heavy, styles... I've no doubt about you watching on YouTube for their first single video for the eponymous song, and you'll instantly want to discover this new coloful, open and ecclectic record, with its thinly chiseled production and its nearly perfect conceptual design. The clownish frontman of the Swedish band accepted to answer to our questions to let us know more about this new opus.

Sponge (Rock'N'Balls): So first of all, guys, could you please introduce Avatar to the people who don't know you yet, or to thos who, like me, didn't know you before this new record coming out?

Johannes: Avatar is made out of five young gentlemen who, in large, grew up together while playing metal. We early on found common grounds in the more extreme fields of music and early on we were playing a mixture between melodic and technical death metal. Once we'd pushed our limits on two demos and two full length albums we decided to incorporate rock'n'roll into what we were doing at the time. This pretty much rebooted the band. Up to date with our fourth album out we're back, focusing on metal, but with a groove and artistic freedom which was evolved with album number three.

Sponge: What has been your musical path since 2001 when you formed the band? As it been something difficult for you to be successful, to help your music to be known by the crowd?

Johannes: I guess I explained this in the first question, but yeah, it's hard to be in band. It's shit loads of fun too of course, but the thing is it's hard to feel content with anything. You can always be better than you were the night before. You can always write crazier riffs, drink more beer and kick more ass. There's always bigger crowds to play for and more pyro to buy. This question is tough to answer in way, because it's hard to measure success if you, like us, don't really count having money as being successful. In a way I feel we have achieved a bunch of cool things that I would like to call success. The shows we've pulled off, no matter how big or small audience. The visions we've realized. The fact that we're still around making better and better albums. All these things makes me feel like the king of the hill. But then again it's true. We've been a band in the perifery for quite a while, even if we have had the chance to play with some really huge names from time to time. I feel a slow change now as the album has come out in the US. Cool people are working really hard over there and the how spectacle feels very promising.

Sponge: As Avatar is a band since nearly twelve years now... did you ever think about bringing an action against James Cameron for having stolen this great name for his movie?! LOL

Johannes: We hoped that he would try to sue us so we could change our name to Terminator 2 or Aliens. I think that John tried to contact someone in order to sell our domainname avatar.net for some big Hollywood cash, but sadly that never happened.

Sponge: I've recently heard something about a first contract in the States for Avatar with this new record coming out?! Does it have something to do with Sony Music? Can you tell us more about that?

Johannes: It has nothing to do with Sony. eOne records is putting the album on market. It's some kind of licensing deal and it feels epic. It's a blast working with them.

Sponge: A lot of websites have put the label of « melodic death metal » on your band, but this new record coming out, called Black Waltz, contains a lot of different influences, even like rock or alternative touches! How do explain that? Have you recently change your mind about the way you see your music?

Johannes: Again, our roots as metal musicians are in technical and melodic death metal, but the day came when we had to move on and push the envelope. Personally, as a death metal fan, I don't see us as a death metal band. We're somewhere inside a triangle cornered by extreme metal, rock'n'roll and avant garde. That is the best description I've been given atleast.

Avatar

« Personally, as a death metal fan, I don't see us as a death metal band. We're somewhere inside a triangle cornered by extreme metal, rock'n'roll and avant garde. » (Johannes Eckerström)

Sponge: About this new record, can you tell us why you chose to entitle it Black Waltz?

Johannes: It was in post production, when we were working on the visual stuff. The whole 'evil clown, metal circus'-thing came out of this. Black Waltz turned out to be a very fitting title track to an album dealing with dark, psychological themes.

Sponge: The production of this record is really awesome, it sounds like nothing I've heard these last months (or maybe years...). Who did you work with as a producer? And did you precisely know how you wanted this record to sound when you started to write the songs?

Johannes: Our writing process is pretty organic, meaning that the road lies very open in the beginning. I guess it was half way through when producer Tobias Lindell was introduced to the songs that we found a set a path for the sound, where industry meets organic on Jupiter while the sun is collapsing and Satan is puking rainbows.

Sponge: Your previous record, which contained the single « Queen of Blades », really sounded more like « classical » melodic death metal. How do you explain the high quality of writing on this brand new record, and also this huge evolution in your music?

Johannes: We're always messing around with our core concept. If you listen to our first two albums I think you'll agree on that it's on those you'll find our purest examples of melodic death metal. With the third one alot of classic heavy metal and rock'n'roll was incorporated. With the fourth one those elements, especially the heavy metal, disappeared in the background, but we kept and developed the simplicity that came with the deal. Writing songs with a simpler skeleton has proved to actually enrichen the songs a lot and it gives us way more freedom to play around with the music.

Sponge: On Black Waltz, there are some special songs. For example, the one called « Torn Apart » is very groovy and melodic, really nothing to do with death metal... there are even some electro touches on that track! Where did you take your inspiration for a song like this one?

Johannes: If you listen closely, you'll find that the whole album is full of electroning layers and shit. To me Torn Apart is 'Rammstein takes acid with Pink Floyd and then they start throwing imaginary chainsaws on eachother'. That is also a descent way to explain the process of writing it actually. The main riff was imprisoned in a way more complex arrangement. We discovered that with every kick drum and bpm that was removed, it sounded better and better. Once that was realized we just let the song become what it needed to be.

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Sponge: An other song called « Let It Burn » really sounds like you listenred to stoner and rock'n'roll before writing it! How do you explain that this new album is so eclectic, but also so compact?

Johannes: Because we're pretentious mother fuckers who still know how to win a drinking contest. Stoners listen to Black Sabbath. I think that's the connection here. Rock'n'roll is always around, but again, that riff was part of a way more complex piece before that we quickly got bored with.


« It was half way through when producer Tobias Lindell was introduced to the songs that we found a set a path for the sound, where industry meets organic on Jupiter while the sun is collapsing and Satan is puking rainbows. » (Johannes Eckerström)

Sponge: How do you think Avatar is considered by the Swedish metal scene, and even by the international one? 'cause with this new record, you take the risk to distance yourselves from the others, and not to be labeled anymore as a « real » death metal band... don't you think?

Johannes: I'm hardly listening to new old school death metal bands anyway, so why would I wan't to write it? All those styles that now are labeled 'real' or 'true' were revolutionary, fresh and exciting at some point of its existence, and that is their most inspiring trait to me. I consider the attitude of different styles of music being the most important kinship.

Sponge: When we read the band and members biography on your official website, we can find a lot of references to the fantastic world, fixed on negatives and apocalyptic thoughts. Is this your common vision in Avatar? Thinking that there's nothing left to do in this world?

Johannes: Has there been anything ever to do in this world? You make up your own meaning with being here, you're own code of ethics and moral. You basically create your own Avatar.

Sponge: You've recently published a first video to illustrate the song « Black Waltz » and honestly, this video could win some awards, guys! Who did you work with as a director, and how did you find all those crazy ideas, like the magician with the drill and the condom?

Johannes: It's all happy accidents. The director and photographer is named Johan Carlén and he was first hired to shoot the cover photo. We developed some concepts with him and one required me standing naked in a burning lake so we needed a pyro expert crazy enough to want to be a part of it. This guy turned out to be Bryce Graves of Hellzapoppin'. Once we came that far we found ourselves sitting down druinking with an awesome photographer, a bunch of side show artists and a song called Black Waltz. The rest was a nobrainer.

Sponge: What does your new make up on the new record's artwork and in the video mean? I don't think you've ever used make up before as a band, so how do you explain it?

Johannes: I've used some eye liner in the past but yeah, this is different for sure. It was orginally meant just to be for that video, but it turned out to make more sense that anything else in the history of the universe, so I'm sticking with it. It's definitely a sign of the times of Avatar finding home.

Sponge: We can't find any planned tour dates on your website for the moment! Will this new record be promoted live in Europe in the next weeks or months? And do you plan to come and play here, in our country of Belgium?

Johannes: We don't have any european distribution at the moment, which sucks. Hopefully this will be sorted out soon, because I miss the continent.

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Sponge: Traditionnal question on Rock'N'Balls: what would be your Top 3 best metal albums ever, and why?

Johannes: A list of three is to short, so I'll just grab a bunch based on personal influence. Helloween – Keeper of the Seven Keys pt 2, Black Sabbath – Sabbath Bloody Sabbath and the Haunted – the Haunted Made Me Do It.


« Has there been anything ever to do in this world? You make up your own meaning with being here, you're own code of ethics and moral. You basically create your own Avatar. » (Johannes Eckerström)

Sponge: Well, thanks a lot for this interview, Johannes! Do you have a last word for your fans and our readers here in Belgium and everywhere else?

Johannes: We've never played enough in Belgium, but I can honestly say that some of my most memorable moments ever on tour has happened there. I can't wait to come back some day. Cheers !





Interviewé par : SPONGE
 
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