La nouvelle sensation nordique

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"La nouvelle sensation nordique"

Entretien avec Niklas Karlsson (Chant et Guitare)
Interview, traduction et édition par SPONGE

Il est des groupes qui, dès la première écoute, vous font l'effet d'une bombe ! Pour la part, la première fois que mes conduits auditifs subirent l'assaut d'Orbit Culture avec leur nouvel album Rasen, ce fut comme une révélation. Comment ce jeune groupe suédois avait-il pu faire défaut à ma connaissance jusque là ?! Avec un death metal mélodique très moderne, une sorte de mélange subtile et personnel entre Gojira et Lamb of God, Orbit Culture vient de propulser sa nouvelle plaque sur les plateformes de streaming et de téléchargement pour le plus grand plaisir des aficionados du genre. Si vous aimez les groupes précités, nul doute que vous allez jouir à l'écoute de ces dix titres tous plus excellents les uns que les autres, et qui profitent en outre d'une production maison vraiment terrible. Le guitariste frontman d'Orbit Culture, Niklas Karlsson, a répondu à mes questions pour vous présenter son groupe et nous parler de la naissance de cet album qui devrait faire beaucoup de remous sur la scène européenne !

Sponge (Rock'N'Balls) : Hello Niklas ! J'ai découvert Orbit Culture totalement par hasard en flânant sur le Web, je ne sais donc pas grand chose à propose de ton groupe ! Pourrais-tu vous présenter à nos lecteurs ? D'où venez-vous, et quel a été votre parcours musical ?

Niklas Karlsson : Hey ! Nous sommes actuellement un groupe de metal composé de trois musiciens, originaire d'une petite ville de la campagne suédoise nommée Eksjö. Nous avons démarré il y a environ trois ans, mais nous jouions déjà ensemble auparavant sous la forme d'un petit groupe de jam, où les musiciens changeaient de temps à autre d'instrument. Après avoir enregistrés quelques riffs et idées sur mon ordinateur, notre guitariste originel Maximilian Zinsmeister et moi-même étions de plus en plus déterminés à former un véritable groupe. Maximilian a engagé le batteur Markus Bladh qui jouait avec lui dans son ancien groupe, et plus tard un ami proche, Christoffer Olsson, s'est mis à la basse. Nous avons loué un local dans une vieille centrale électrique à Eksjö pour répéter nos chansons en les enregistrant par la même occasion. C'était l'était 2013, et nous n'avons pas beaucoup vu le soleil, mais nous avons accouché de notre premier EP intitulé Odyssey. Avoir créé quelque chose de nos propres mains est devenu un sentiment intense pour nous, surtout que les retours du public étaient vraiment positifs. Nous avons donc immédiatement commencé à bosser sur notre premier album longue durée, In Medias Res, et à ce moment-là tout nous semblait parfait. Mais avec le recul, nous aurions pu faire bien mieux. Nous avons beaucoup travaillé sur ce disque, mais nous étions trop impatients de le publier pour à nouveau recevoir les félicitations des gens qui nous appréciaient, et nous en avons finalement tiré des leçons. Ca a finalement eu un impact négatif sur ce disque. Mais en gardant cela dans un coin de notre esprit, nous avons décidé de composer notre second album, intitulé Rasen, et nous avons choisi de laisser les chansons mûrir pendant un an ou deux, et elles en sont devenues bien meilleures que les précédentes.

S : Ce nom de groupe, Orbit Culture, sonne vraiment bien ! D'où vient-il, et que signifie-t-il pour vous ?

Niklas : Haha, tu trouves ? C'est cool. Personnellement, je m'en suis déjà lassé après seulement trois ans. Je crois que nous aurions plutôt dû choisir un nom en un seul mot. C'est assez difficile qu'il colle bien sur nos t-shirts et nos articles promotionnels, ahah. Concernant ses origins, je crois que nous avions utilisé un générateur de nom de groupe sur Internet, nous avions choisi le mot “Orbit” et le générateur a proposé “Culture”. Et nous nous sommes dit “Oh et puis merde ! Vendu !”.

S : Comment décrirais-tu le mieux votre musique telle qu'elle se présente en 2016 ?

Niklas : C'est un mélange de death metal mélodique et de groove metal avec pas mal d'ambiances différentes. Je pense que nous nous approchons finalement de ce à quoi nous voulions arriver depuis les débuts du groupe, mais il nous reste encore du chemin à parcourir. Si on compare le nouvel album à Odyssey ou même à In Medias Res, nous avons énormément évolué en tant que musiciens, compositeurs et producteurs derrière notre écran d'ordinateur avec Rasen.

S : Peux-tu nous expliquer quelle a été réellement votre progression depuis votre premier EP jusqu'à ce nouvel album ? Et quelle est l'histoire qui se cache derrière se disque ?

Niklas : Le son de ce nouvel album est beaucoup plus sombre que sur Odyssey et In Medias Res, et c'est ce que nous recherchions réellement dès le début de l'écriture de ce disque. Les textes sont bien plus noirs, obsédants et très personnels. Les paroles se basent sur comment nous nous sentons aujourd'hui et comment nous nous sommes senti ces dernières années. De sévères angoisses, des troubles obsessionnels compulsifs, des idées noires et d'autres problèmes qui font partie de notre vie de tous les jours. Avec cet album, nous voulions que les personnes qui souffrent sachent qu'elles ne sont pas seules; chacun de nous souffre plus ou moins dans sa vie personnelle. Mais évidemment, nous avons aussi invité des dragons sur notre disque ;-)

S : Apparemment, cet album est une autoproduction. N'avez-vous vraiment eu aucun contact avec des labels à propos de ces nouveaux morceaux ? Parce que la qualité de ce disque est vraiment excellente, et il devrait intéresser des professionnels !

Niklas : Merci pour ces bons mots, mais malheureusement aucun label ne nous a contacté pour l'instant. Mais nous continuons à croiser les doigts.


« Avec cet album, nous voulions que les personnes qui souffrent sachent qu'elles ne sont pas seules; chacun de nous souffre plus ou moins dans sa vie personnelle.  » (Niklas Karlsson)

S : Ce disque est officiellement disponible sur les plateformes de streaming et de téléchargement, mais vous avez également publié l'intégralité des chansons sur YouTube. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Niklas : Nous voulions qu'il soit accessible partout et pour tout le monde. Mais nous sommes vraiment stupéfaits que malgré cela, les gens nous soutiennent et achètent la version digitale de l'album avec l'argent qu'ils ont durement gagné, alors qu'ils pourraient l'avoir gratuitement ! C'est vraiment cool.

S : Quelles sont vos influences principales dans le metal ? Personnellement, la première chose que je me suis dit en écoutant votre album a été “Ca sonne comme une excellente version scandinave de Gojira !!”. Qu'en penses-tu ?

Niklas : Tu as tout à fait raison, Gojira c'est la vie ! Ce groupe est la raison principale qui nous a poussés à créer le groupe, avec également Metallica, Meshuggah, Lamb of God et Behemoth. Je me souviens d'avoir entendu “The Art of Dying” de l'album The Way Of All Flesh de Gojira pour la première fois en 2012, avec mon casque sur les oreilles, et ce fut comme si j'étais sorti de mon propre corps. J'étais totalement fasciné. Les paroles de Joe sont phénoménales. Cinq minutes après avoir entendu ça, j'ai branché ma guitare sur mon ordinateur et j'ai écrit des riffs toute la nuit.

S : L'artwork de cet album est aussi excellent, pour moi ça ressemble au travail d'Erik Burton Kirchner ! Avez-vous de fait travaillé avec cet artiste américain ? Si oui, comment l'avez-vous rencontré ? Si non, de qui s'agit-il ?

Niklas : J'adore aussi le traveil d'Eric, mais le gars à la base de cette pochette est Bahrull Marta, un artiste indien originaire de Jakarta. Je suis tombé un peu par hasard sur sa page Facebook et j'ai de suite accroché. Cet artwork utilisé pour Rasen était déjà prêt début 2015, et pas mal de chansons ont également été inspirées par ce travail de Marta. Les fils barbelés qui passent dans la tête du personnage sur la pochette correspondent parfaitement à l'esprit des paroles.

S : Ce nouveau disque sonne vraiment bien. La production est excellente, c'est puissant et très précis ! Avec quel producteur avez-vous travaillé, et qu'a-t-il apporté à votre musique, selon toi ?

Niklas : Merci. Mais en fait, nous avons tout fait nous même, de l'enregistrement au mastering, en passant par le mixage. Quand nous avions enregistré Odyssey, nous avions également tout fait par nous-même, mais à l'époque nous n'avions aucune piste à suivre, et au niveau du mixage c'était un peu n'importe quoi ahah. Pour In Medias Res, nous avions choisi d'engagé l'ingénieur du son Klas Blomgren pour que tout colle parfaitement ensemble. Mais pour Rasen, je me sentais beaucoup plus confiant au niveau mixage et production après avoir bossé beaucoup à ce niveau, et évolué énormément depuis 2012-2013 quand nous avions produit Odyssey. Je voulais voir si je pouvais réellement en tirer quelque chose par moi-même, et heureusement je pense que ça a fonctionné, ahah. [note: c'est la meilleure autoproduction que j'ai entendue ces dernières années !!]

S : Votre musique est plutôt heavy et brutale pour un trio ! Pourquoi avoir choisi de rester à seulement trois musiciens dans le groupe, et penses-tu que ce soit suffisant pour retranscrire votre musique sur scène ?

Niklas : Nous sommes un trio depuis maintenant sept à huit mois, depuis que Maximilian a quitté le groupe, mais nous voulions surtout nous concentrant sur la phase finale de l'album plutôt que de perdre du temps à chercher un nouveau guitariste. Toutefois, il faut que nous fassions des concerts et notre musique demande effectivement un quatrième membre pour cela. Mais nous ne nous sommes mis à chercher que depuis un jour ou deux.

S : Selon toi, quelle chanson de cet album les gens doivent d'abord écouter afin de découvrir et comprendre au mieux Orbit Culture ? Selon moi, un titre comme “Svartport” est vraiment terrible, mais j'adore aussi le groove et la mélodie de “Obsession” !

Niklas : Je suis d'accord. “Svartport” saisit vraiment bien ce qu'est Orbit Culture aujourd'hui. De la double-pédale rapide, un mur de grattes, un chant qui gueule, de la mélodie, et quelques voix à la James Hetfield ça et là. Merci pour ces bons mots, une fois de plus.


« Je me souviens d'avoir entendu “The Art of Dying” de l'album The Way Of All Flesh de Gojira pour la première fois en 2012, avec mon casque sur les oreilles, et ce fut comme si j'étais sorti de mon propre corps. J'étais totalement fasciné. Les paroles de Joe sont phénoménales. Cinq minutes après avoir entendu ça, j'ai branché ma guitare sur mon ordinateur et j'ai écrit des riffs toute la nuit. » (Niklas Karlsson)

S : Prévoyez-vous de filmer un clip vidéo pour un de ces nouvelles chansons ?

Niklas : Nous allons effectivement filmer une vidéo très bientôt, mais il ne s'agira pas d'un morceau tiré de Rasen. Nous bossons sur un truc avec une approche un peu plus “garage”, plus old-school avec moins de cordes etc. Personnellement, quand j'écoute Rasen, j'ai plein d'idées pour des clips sur plusieurs de ces chansons, mais il s'agit souvent d'idées qui demanderaient des budgets épiques. C'est pourquoi nous avons composé un nouveau morceau pour cette vidéo. Nous espérons que ça sortira cet été.

S : Quels sont les plans futurs pour Orbit Culture ? Prévoyez-vous de tourner en Europe ? Ou avez-vous d'autres projets en tête ?

Niklas : Le plus importante pour nous pour l'instant est de trouver un nouveau guitariste. Ensuite, nous ferons quelques concerts cet été ici en Suède, avec également la sortie de ce clip vidéo. Même si nous voudrions vraiment tourner en Europe, malheureusement, nous n'y sommes pas encore prêts sur le plan financier. Mais bientôt, c'est promis.

S : Eh bien merci beaucoup pour cette première interview sur Rock'N'Balls, Niklas. J'espère sincèrement qu'il y en aura beaucoup d'autres à l'avenir ! Un dernier mot pour vos fans et nos lecteurs ?

Niklas : Merci, c'est un honneur. J'espère aussi que nous pourrons nous reparler bientôt. Espérons également que vos lecteurs et nos fans apprécieront l'album. Pour nous, c'est surtout des riffs, un local et des projets Cubase, mais pour vous ça pourrait être bien plus que ça. Merci à tous !








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"New nordic sensation"

Conversation with Niklas Karlsson (Vocals and Guitar)
Interview and editing by SPONGE

There are bands who, from the first listening, come to you as a bombshell! As far as I'm concerned, the first time my hears suffered from the assault of Orbit Culture with their new record called Rasen, it's been a true revelation. How did this young Swedish band stayed unknown to me to this day?! With their very modern melodic death metal, some kind of subtle and personnel mix between Gojira and Lamb of God, Orbit Culture has just lauched his new disc on the download and streaming platforms for the greatest pleasure of this style's aficionados. If you like the pre-cited bands, there's no doubt that you'll enjoy listening these ten new songs which are all amazing, and which take advantage of an awesome self-production. The guitar player and frontman of Orbit Culture, Niklas Karlsson, answered my questions to introduce his band to us and talked about the birth of this album, which will probably make a lot of noise on the European scene!

Sponge (Rock'N'Balls): Hi Niklas! I found out about Orbit Culture completely by sheer luck, surfing on the Internet, so I don't know a lot about your band! Could you please introduce yourselves to us? Where do you come from, what's your musical path?

Niklas Karlsson: Hey! We are Orbit Culture. Currently a trio metal band from a small town on the countryside of Sweden called Eksjö. We started out about three years ago, but we started playing a bit earlier than that as a small jam group with different people playing different instruments from time to time. After recording some riffs and ideas on my computer (Niklas, Vocals & Guitar), me and former lead-guitarist Maximilian Zinsmeister became more determined and motivated to start a band. Maximilian got drummer Markus Bladh on board from Maximilian’s old band and later on close-friend Christoffer Olsson picked up the bass. We rented a small space in an old power plant station in Eksjö to rehearse our songs along with recording them simultaneously. This was the summer of 2013 and though we didn’t see much of the sunlight that summer, we came out with our debut EP called Odyssey. The new found love of having created something completely ourselves became intense after that, especially with people enjoying our songs. We immediately started working on our first full-length album In Medias Res and everything felt right at the moment, but looking back on it, it could be better. We worked really hard on it but we were very eager to get it released to feel that clap on the back from the people again and we learned an important lesson from that. It took its toll on the album. With that in mind, we started to write on our second full-length album Rasen and with letting the songs grow and evolve for a year or two, they became much better than previous songs.

S: This band name, Orbit Culture, sounds really great! Where does it come from, and what does it mean to you?

Niklas: Haha, you think? That’s cool. Personally, I’m really tired of it even after only three years. Looking back, we should have gone with a single word band name. It’s really hard to get it to fit on merchandise and other promotional work, Haha. Concerning the origins of the name, I think we used like a band name generator on the internet with us choosing the word ‘Orbit’ and the generator generating ‘Culture’ for us. And we thought – what the heck? Let’s just go with it.

S: How would you best describe your music as it is today in 2016?

Niklas: It’s a mix between melodic death metal and groove metal along with some atmosphere in there. I think we’re getting closer to what we wanted from the beginning of the band but it’s still a long road getting there. Comparing to Odyssey and In Medias Res we have evolved both as musicians, songwriters and producers behind the computer screen with Rasen.

S: Can you explain to us what has really been your evolution from your first EP to this new album? And what's the story behind this disc?

Niklas: The sound of the new record is much darker than both Odyssey and In Medias Res and that’s what we were looking for in the early stages of this album, with the lyrical content being rather dark, haunting and very personal. The lyrics are mainly based on how we feel and how we’ve felt during the past years. Severe anxiety, OCD, intrusive thoughts and other issues which is a part of our ever day life, you know. With this album, we wanted to let the people know what you’re not alone; we all have it more or less. But of course, we invited some dragons too. ;-)

S: This album seems to be self-released. Didn't you get any good contact with labels for this new music? 'cause the quality of this record is really good, and I think it should interest some professionals!

Niklas: Thank you for those kind words but unfortunately we haven’t had any labels contacting us. But we’re keeping our fingers crossed.


« With this album, we wanted to let the people know what you’re not alone; we all have it more or less. » (Niklas Karlsson)

S: It's officially available on the download and streaming platforms, but you also published all the songs of the album on YouTube. Why did you make that choice?

Niklas: We wanted to make it available everywhere and for everyone. We’re very amazed and thankful that people support us by buying digital versions of the album with their own well-earned money from hard work even though the album is available for free. It’s really cool.

S: What are you main influences in metal? Personaly, the first thing I thought while listening to your record was "It sounds like an awesome Scandinavian version of Gojira!!". What do you think about that?

Niklas: You are very correct. Gojira is life. That band is the main reason why we started, along with Metallica, Meshuggah, Lamb Of God and Behemoth. I remember hearing “The Art Of Dying” from their album The Way Of All Flesh for the first time in 2012 with my headphones cranked up and it felt like an out-of-body experience. After that, I was hooked. Joe’s lyrics are phenomenal. 5 minutes after that listening, I hooked my guitar into my computer and wrote riffs all night.

S: The artwork of this album is also really great, and to me it looks like Erik Burton Kirchner's work! Did you actually work with this American artist? If so, how did you meet and decide to work him? If not, whose work is this?

Niklas: I love Erik’s work but the artist behind this piece is Bahrull Marta, an Indonesian artist from Jakarta. I stumbled across his Facebook page and I was hooked right away. The artwork we used for Rasen was already complete back in early 2015, so many of the songs became inspired by Marta’s work. The wires through the head of the man in the artwork fit perfectly with the lyrical content.

S: This new full-length record sounds really great. The production is awesome, it's powerfull and very precise! Who did you work with as a producer, and what did he bring to your music with his work?

Niklas: Thank you. We did everything from recording to mixing and mastering ourselves. When we recorded Odyssey, we went down the same road but at that time, we did not have any clue what we were doing during the mixing stage, Haha. On In Medias Res, we decided to put mixing engineer Klas Blomgren on board to get everything to glue together. But with Rasen, I felt much more confident in mixing and producing after playing around with it a lot, oppose to 2012/2013 when Odyssey was produced. I wanted to see if I could pull it off and hopefully I got it to work, Haha. [note: it's the best self-production I've heard in years!!]

S: Your music is pretty heavy and brutal for a trio! Why did you choose to stay with just three musicians in the band, and do you think it's enough to retranscribe your music on stage?

Niklas: We’ve been a trio for about 7-8 months now since Maximilian left but we decided to focus more on completing the new album than finding a new guitarist. However, we need to play live and the music demands a fourth member for that. We’ve been only searching for a day or two now. :-)

S: Which song of this record do you think is the best for the people to discover and fully understand who is Orbit Culture? To me, a song like "Svartport" is really great, but I also really love the groovy and melody of "Obsession"!

Niklas: I agree. “Svartport” captures what Orbit Culture sounds right now. Fast double-kicks, a wall of guitars, growling, melody and some Hetfield inspired vocals thrown in there. Thank you for those kind words.


« I remember hearing “The Art Of Dying” from their album The Way Of All Flesh for the first time in 2012 with my headphones cranked up and it felt like an out-of-body experience. After that, I was hooked. Joe’s lyrics are phenomenal. 5 minutes after that listening, I hooked my guitar into my computer and wrote riffs all night. » (Niklas Karlsson)

S: Do you plan to publish an official video for one of these new songs?

Niklas: We’ll shoot a video quite soon, but it won’t be for one of the songs from “Rasen”. We’re working on something with a more garage-style approach to it, more old-school with less strings & stuff. Personally, when I listen to the songs from “Rasen”, I get many visions for a music video with many of the songs but they all tend to evolve into epic and big-budget video projects for the time being. And that’s why we wrote another track for the new music video. Hopefully, it will be released later this summer.

S: What are the future plans for Orbit Culture? Do you plan to tour in Europe? Do you have other projects?

Niklas: The first thing to do for us right now is to find a new guitarist. Then we’ll hopefully play some gigs this summer here in Sweden along with recording and releasing a new music video. As much as we want to tour Europe, Unfortunately, we aren’t quite there yet financially, but soon, we promise.

S: Well thanks a lot for this first interview on Rock'N'Balls, Niklas. I really hope there will be more in the future! Do you have a last word for your fans and our readers?

Niklas: Thank you, it’s been an honor. I hope we can talk again soon. We hope your readers and our fans will enjoy the album for a long time to come. To us, it’s all riffs, rehearsal space and Cubase projects but for you, hopefully, it’s something more. Thank you.




Interviewé par : SPONGE
 
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