Soilwork / Keep of Kalessin

Biebob (Vosselaar, BE)

Même si il me fait faire une heure et demie de route pour y arriver, c'est toujours un grand plaisir pour moi d'aller voir un concert au Biebob de Vosselaar, notamment pour la petite taille de la salle et la proximité du public et des groupes qui s'y produisent. De plus, la plupart des musiciens finissent la soirée dans la salle à boire des coups avec leurs fans, et ça apporte une dimension encore plus familiale à l'endroit. Ce soir-là, nous allions avoir affaire à une tête d'affiche depuis longtemps confirmée : les Suédois de SOILWORK !

Pour leur nouvelle tournée européenne, les gars avaient choisi de s'accompagner de leurs voisins norvégiens de KEEP OF KALESSIN, mais la grosse déception pour moi était surtout l'absence des Suisses de SYBREED, qui ont malheureusement dû abandonner la tournée suite au départ de leur chanteur, qui a décidé de stopper les frais après quatre albums dantesques. Souhaitons leurs d'ores et déjà de lui trouver un remplaçant à la hauteur et de nous revenir en forme dans un avenir proche, même sous la forme d'un autre groupe ou sous un autre nom !

La soirée commençait donc avec KEEP OF KALESSIN, dont la musique ne m'avait jamais attiré plus que ça, mais je dois avouer n'avoir jamais tenté d'approfondir le sujet non plus. J'assisterais donc à leur prestation en tant que total néophyte, et le surprise fut plutôt bonne ! Avec cinq albums studios depuis 1997, les Norvégiens se sont fait une place de choix au sein de la scène black/death metal européenne, et ils le prouvèrent ce soir-là au Biebob, avec un set intense et pourtant varié, passant de titres très techniques à d'autres plus lourds et posés, tout cela avec une maîtrise rare, notamment de la part du guitariste/chanteur/compositeur Obsidian Claw, qui m'a fait forte impression, je dois le dire. Ce gars tire le groupe à lui tout seul, jouant avec le public tout en infligeant de très bons riffs de gratte et en assurant son chant de façon assez magistrale. Ne connaissant pas la discographie de Keep of Kalessin, je ne pourrai pas vraiment vous décrire les différents morceaux joués lors de cette première partie, mais je peux vous assurer que même pour quelqu'un comme moi qui n'est pas forcément adepte de ce style de metal plutôt extrême, la satisfaction fut au rendez-vous !

Mais si je m'étais rendu à Vosselaar un dimanche, c'était biensûr pour ENFIN avoir l'occasion de voir SOILWORK en live ! Car par des concours de circonstences et aussi le fait d'avoir découvert le groupe sur le tard, lors de la sortie de Sworn To A Great Divide en 2007, figurez-vous que je n'avais encore jamais assisté à l'un de leurs shows, alors que j'en suis vraiment très fan ! Cette lacune fut donc comblée, avec un concert que je qualifierais aisément d' « anthologie », composé de dix-sept titres tous plus percutants les uns que les autres, et évidemment la découverte en live de certains morceaux qui constituent leur nouveau double-disque, The Living Infinite, sorti en janvier 2013, et qui sera tout simplement mon album de l'année (à égalité quand même avec Fortress d'Alter Bridge, parce que faut quand même pas déconner) ! C'est d'ailleurs avec « This Momentary Bliss » que le groupe mettra le feu aux poudres, un choix parfait pour débuter leur prestation, qui ne faiblira jamais pendant plus d'une heure et demi. Enchaînement ensuite avec quelques titres plus anciens, comme « Like The Average Stalker » (A Predator's Portrait, 2001), le plus sautillant « Overload » (Figure Number Five, 2003) aux accents quelque peu neo-metal, ou encore « Weapon of Vanity » (Stabbing The Drama, 2005) sur lequel la double-pédale de notre compatriote Dirk Verbeuren nous en mettra plein la tronche sur quelques passages assez épiques. Soilwork nous gratifiera alors d'une version live hyper puissant du titre d'ouverture de leur nouvel album, « Spectrum of Eternity », certainement un des meilleurs moments de la soirée ! Pratiquement tous les albums du groupe seront représentés lors de cette prestation, puisque « Follow The Hollow » (Natural Born Chaos, 2001) prendra la suite du set avec beaucoup de conviction, même si on sentira qu'à l'époque l'écriture du groupe n'était pas encore aussi affirmée qu'elle l'est aujourd'hui, avant de laisser la place à un autre nouveau morceau, « Parasite Blues », dont les riffs de gratte hyper catchy mettront définitivement le feu au Biebob, grâce également à un Björn « Speed » Strid (le frontman du groupe) très très en forme et apparemment très heureux d'être en Belgique ce soir-là.

Dans un style clairement plus thrashy, « Bastard Chain » fera aussi son petit effet, mais le public attendra surtout l'arrivée du mélodique « Let This River Flow » pour se déchaîner et accompagner le chanteur sur les refrains planants que propose ce très bon titre. Nous aurons ensuite droit à deux autres excellents morceaux tirés de The Living Infinite, le plus que parfait « Long Live The Misanthrope », qui confirmera la suprématie du groupe au niveau de la composition, et le terrible « Tongue », sur lequel le cogneur de fûts de Soilwork nous fera encore la démonstration de ses nombreux talents une fois les baguettes en mains. A partir de là, les titres monstrueux s'enchaîneront à une vitesse hallucinante et avec une aisance troublante. Le maintenant classique « Nerve » proposera aux nombreux fans présents de se joindre à Björn pour reprendre en choeurs les différentes parties chantées, l'extrême « The Chainheart Machine » nous déboitera définitivement les dernières vertèbres encore en place, avant que « Rise Above The Sentiment » ne conclue la partie 'officielle' de cette prestation sur un rythme soutenu et groovy, accompagné d'un refrain super épique et un Soilwork plus motivé que jamais. Après une petite pause de quelques minutes histoire de souffler un peu, les gars nous reviendront pour trois derniers titres, tout d'abord le fatal « Late For The Kill, Early For The Slaughter » qui fit l'unanimité auprès du public, « Rejection Role » qui joua son rôle de motivateur à la perfection, et enfin l'inévitable « Stabbing The Drama », dont les riffs dévastateurs nous laisseront rêveurs pendant encore un moment après la fin du show !

En allant voir Soilwork en live, je m'attendais à prendre une claque, surtout depuis la sortie de leur double-album tellement réussi qu'on en viendrait à se demander comment le groupe pourrait encore faire mieux après. Je ne fus donc pas surpris par la prestation absolument énorme des Suédois, qui non contents d'être des bêtes en live, sont en plus hyper sympas avec le public, et c'est clairement un plus. Il me tardera donc de les revoir à nouveau lors de leurs prochains passages chez nous, en attendant peut-être un album suivant qui devrait de toute façon déchirer !

Tracklist SOILWORK :
01. This Momentary Bliss
02. Like The Average Stalker
03. Overload
04. Weapon of Vanity
05. Spectrum of Eternity
06. Follow The Hollow
07. Parasite Blues
08. Bastard Chain
09. Let This River Flow
10. Long Live The Misanthrope
11. Tongue
12. Nerve
13. The Chainheart Machine
14. Rise Above The Sentiment

Rappels
15. Late For The Kill, Early For The Slaughter
16. Rejection Role
17. Stabbing The Drama

Tracklist KEEP OF KALESSIN :
01. Kolossus
02. The Awakening
03. Judgement
04. Dragon Iconography
05. Introspection
06. Dark As Moonless Night
07. The Divine Land
08. Ascendant


Chroniqué par : SPONGE
 
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